À combien s’élève la liberté ?
Je ne sais pas si je peux parler du mot liberté, mais dans un sens c’est assez acceptable.
Je m’explique :
Avec quelques amis, en rentrant du déjeuner (Un bon Kaftéji Rue de Marseille)… à
Bref, on nous demande nos papiers, on s’exécute on les présente quoi de plus normal.
En passant je souligne la particulière vulgarité des propos qu’a tenu l’un des deux policiers à notre propos. Contrôle de papier, les questions de routine, vous travaillez ensemble ? Vous vivez où et la question fatidique, vu qu’on avait rien à se reprocher, c’était notre situation militaire.
Notons que le service militaire en Tunisie est obligatoire, qu’on forme une armée de réservistes pour la majorité et une petite armée régulière.
Donc forcément comme beaucoup, notre situation militaire n’était pas en règle, autrement dit on ne l’avait pas encore passé.
On nous exhorte de les suivre au bureau de police le plus proche.
Entre temps quelques coups de téléphone permettant à nos familles de savoir où on était et de prévenir nos responsables au boulo de la situation.
Arrivé au poste de police on est placé avec d’autres individus dans un bureau et on nous a demandé d’attendre.
Juste avant d’entrer au poste l’un de nous est relâché, parce qu’il était nouvellement marié.
En parlant avec l’un des policier on lui apprend qu’on ne sera ramassé qu’en fin de journée vers les 18h. Que moi et un ami on ne sera pas relâcher, mais que l’autre le serait rapidement.
MAIS si jamais on voulait nous relâché sans aucunes traces ni PV, le DEAL était Simple 50dt les deux, soit 25dt par tête.
C’est sympa de traiter des humains comme du bétails, mais ce qui me semble le plus scandaleux, c’est le fait de demander des pots de vin aussi facilement.
On va imaginer la scène : les 2 soit disant policiers, parce que pour moi ils déshonorent leur uniforme, quoi que il avait comme uniforme beaucoup plus une tenue de chantier qu’un tenue de policier.
Donc les 2 font leur ronde, appréhendent un certain nombre de personne et que ces derniers consentent à leur verser des pots de vins, on peut facilement imaginer qu’ils peuvent se faire chacun 200 dinars, par jour.









