1er décembre - Journée Mondiale Du Lutte Contre Le SIDA



Hier 1er jour du mois de décembre s’est déroulé la journée mondiale de lutte contre le sida. Alors on entend parler à droite et à gauche à la télé de manifestations de concerts, le Sidaction, bref une mobilisation mondiale, contre un fléau qui nous ronge, et qui peut toucher chacun de nous sans distinction ethnique.
Mais qu’en est-il chez nous ?
Mondialement les chiffres s’affolent, car en 25 ans, le sida a fait plus de 25 millions de morts et 40 millions de personnes sont séropositives ou malades. En outre, 4,3 millions de personnes ont été contaminées en 2006. Ces chiffres sont révélateurs de la progression de la pandémie dans le monde.
La Tunisie est classée par l’ONUSIDA, 130ème rang mondiale des pays atteints par le sida, ainsi, 1400 cas recensés chez nous depuis l’apparition du sida en 1985. Une situation jugée stable par ONU sida.
Et depuis le premier cas de contamination déclaré, on enregistre, tous les ans, quelque 70 nouveaux cas. Parmi ces malades, 60% sont des hommes, et 33% des femmes, selon les chiffres de l’Association Tunisienne de Lutte contre les Maladies Sexuellement Transmissibles et le SIDA (ATLSIDA).
Aujourd’hui, seules 800 personnes entre malades et séropositifs sont encore vivantes. Nombre d’entre elles ont été atteintes suite à une transfusion sanguine (sang contaminé). Mais la transmission par voie sexuelle est également fréquente. La transmission mère-enfant explique, quant à elle, pourquoi 3% des malades sont des enfants.
Prévention et sensibilisation
Dans le cadre de la Journée mondiale de lutte contre le sida et comme chaque 1er décembre, le sida devient sujet à débat. En Tunisie où la situation est jugée stable par l’agence onusienne Onusida, et ce comparé à d’autres pays, ce sont plutôt les actions préventives et la discrimination à l’égard de ces malades qui reviennent chaque année au centre des débats.
En effet, on estime que les actions préventives restent insuffisantes alors que ce fléau demeure mortel. D’ailleurs, les spécialistes sont unanimes pour dire que les campagnes de prévention doivent être beaucoup plus fréquentes et ciblées afin, comme son nom l’indique, de sensibiliser – surtout les jeunes – aux modes de transmission et aux dangers que représente cette pandémie.Le second aspect concerne la discrimination à l’égard de ces personnes atteintes du sida ou porteuses du virus VIH. Très souvent, ces personnes sont exclues du circuit social. Et là un effort pour leur réintégration, qu’elle soit sociale ou professionnelle, reste à faire.
Selon l’ATLSIDA, ces personnes sont très souvent licenciées par leurs employés dès qu’ils apprennent leur sérologie. Des enfants atteints du sida sont eux aussi déscolarisés.Sur le plan médical, les Tunisiens restent avantagés par rapport à des malades d’autres pays. En effet, la trithérapie, le traitement le plus efficace à l’heure actuelle, est généralisée et gratuite depuis 2001. D’ailleurs, ces personnes sont traitées au service des maladies infectieuses à l’hôpital Rabta de Tunis, au CHU de Sousse et celui de Sfax.
Ça c’est les chiffres officiels et la communication officielle, mais qu’en est-il de la réalité des choses ? En cour de semaine, en préparation à cette journée mondiale de lutte contre le sida, un groupe de jeunes médecins à voulu faire une séance d’éducation et de prévention et on proposé des préservatif gratuitement au étudiants du campus de Tunis/Manar. Comme chacun le sait, cette fac est un mélange de plusieurs corpuscule, entre autre les islamistes, ainsi pendant que de jeune médecins faisait leur devoir informatif, d’autre personne préparaient leur attaque. Le groupe a été pris dans une vague d’insultes et de violence qui selon les témoins sans précédent au sein même de la fac, le groupe s’en est sorti heureusement en vie, mais avec des coups et blessures et l’un d’eux a été hospitalisé pour une hémorragie interne.C’est ainsi que se passe la prévention en seins de nos facultés, en forçant le mutisme, et la désinformation, à cause d’un groupe d’incultes islamistes et détaché de la réalité.J’en appelle à tous le monde, le SIDA n’est pas un jeu et ça n’arrive pas qu’au autres, le SIDA est là , partout au détour d’un rapport non protégé ou une transfusion sanguine.Voici une sélection de photos et de vidéos pour la prévention contre le sida.
Sources et plus d’informations :
1 - Tunisie : 1400 cas de sida en 2006 et 70 nouveaux chaque année.
2 - Tunisie : un « pays qui réagit » face au sida ? Rencontre à Tunis avec des militants et des familles en lutte pour survivre au sida.
3 - 2007 AIDS epidemic update
4 - “PROTECT YOURSELF”














